Menu
Panier
Nom Prix QTÉ Product image
  • :

Sous-total:
Taxes comprises et frais de livraison calculés lors de la finalisation de la commande

Voir le panier

Le panier est vide

Des figures de silence

  • Jephan de Villiers
49,50 €
  • Art

Des figures de silence

  • Jephan de Villiers
49,50 €
Taxes comprises.

Caractéristisques de l'ouvrage

ISBN :
978-2-930451-36-7
Année :
2021
Couverture :
cartonnée
Dimensions :
29,7  x 29,7 cm
Nombre de pages :
240
Langues :
Fr En

Jephan de Villiers et sa civilisation imaginaire sont un signe pour notre temps. Présence de l’arbre, de l’eau, travail sur la mémoire. Prescience presque prophétique, dès l’émergence de son œuvre, d’une menace pesant sur la nature. Création d’un peuple d’âmes-oiseaux au regard lucide et inquiet à la fois, émouvantes vigies faites de bois et d’écorce, de châtaignes d’eau, d’œufs de raies ou de rejets de l’océan. Créatures habitées. « Œufs de mémoire » parcourus de signes énigmatiques. Pages couvertes d’une écriture libre et instinctive.


Guetteur de mondes oubliés, Jephan de Villiers arpente forêt et rivages, dans une solitude voulue et tranquille. Arpenter. Glaner. Déposer dans l’atelier. Laisser le temps faire son œuvre méditative, laisser les éléments sauvages vous choisir ou se choisir entre eux. Apprivoiser, assembler, construire.

Toute une vie livrée au geste, aux rencontres, à la patience. À ce qui est donné lorsque le regard se fait attentif à ce qui a été mais aussi à ce qui vient. Car ce travail se révèle, aujourd’hui plus que jamais, d’une actualité émouvante.
Le livre se veut le reflet de ce parcours aussi tranquille que déterminé, d’une cohérence rare.

Les auteurs

  • Jephan de Villiers

    1940 - Naissance de Jean-François Le Jolis de Villiers au Chesnay près de Versailles.« C’est là qu’il passe les moments les plus heureux de son enfance, les seuls dont il garde des souvenirs véritablement vivants. Grâce à sa grand-mère, il découvre la musique classique ! Il échange des lettres quotidiennement avec elle en un rituel qui pousse l’enfant à porter attention à tout ce qui peut être remarqué, noté, y compris les détails les plus anodins. Les moments de complicité partagés semblent surnager dans un océan de solitude. Il ouvre les fenêtres et improvise sur un piano une musique pour les arbres, il creuse sous leurs racines pour constituer des villages de brindilles et d’écorce… » (Sophie Serra, Le peuple sous l’écorce, édition du Rouergue)

    1958 - Premiers gestes artistiques empreints de beaucoup de fantaisie et d’un brin de révolte. Pendant ses vacances dans la vallée du Rhône, il jette par la fenêtre des œufs emplis de peinture sur de grandes feuilles de Canson noires. Sans le savoir, il s’inscrit dans un mouvement de contestation qui s’interroge sur la place du geste et du hasard dans l’acte de création.

    1962-1964 - Après un passage par l’École de cavalerie de Saumur, il part pour l’Algérie comme sous-lieutenant.

    1965 – Premier atelier. Période de retrait total du monde en plein Paris, mais il se rend les dimanches après-midi souvent accompagné de son frère Hubert au Musée National d’Art Moderne dans l’atelier reconstitué de Constantin Brancusi. Il y découvre aussi les sculptures de Zadkine, Giacometti et Germaine Richier.

    1966 – Il réalise cinquante sculptures en très peu de temps : « Les structures Aquatiales ». Après des mois d’enfermement, son ami Emmanuel Driant l’encourage à ouvrir les portes de son atelier pour montrer son travail.

    1967 – « À l’époque de son envol vers l’Angleterre, quelque chose lui inspira une approche plus volatile et fluide de son prénom, répondant mieux au nouvel élan qui allait se manifester : Jean-François devenant Jephan, dont la dernière syllabe suspendant le souffle, résonnait comme une ouverture de l’espace, en même temps qu’elle venait vers lui à travers les âges puisque sans qu’il le réalise à ce moment précis, un prénom quasi homophone – Jehan – habitait déjà une longue lignée de ses ascendances paternelle et maternelle. » (Emmanuel Driant, 2013)
    Il s’installe à Londres. De multiples rencontres lui permettent rapidement de monter son travail dans plusieurs galeries.

    1968 – Il est le premier artiste à installer une exposition dans la cathédrale de Coventry. L’écrivain et critique d’art Max Wykes-Joyce, correspondant à Londres du New York Herald Tribune qui deviendra un de ses plus grands amis, écrit : « c’est une chose rare que de rencontrer un sculpteur de premier ordre, de toute intégrité et de complète authenticité… Deux de mes amis les plus intimes furent Constantin Brancusi et Ossip Zadkine, et mon professeur fut Germaine Richier : c’est pourquoi je sais de quoi je parle grâce à ces trois sculpteurs de génie (…). Il vit à Londres dans la même simplicité, je salue la cathédrale ressuscitée et le maître sculpteur qui y expose son œuvre. »  L’atelier est à Notting Hill, non loin de Portobello Road.

    1969 – Exposition du « Jeu d’échec Aquatial » Galerie David Hicks à Londres et galerie André Pacciti à Paris.

    1972 – Exposition galerie De Sfinx à Amsterdam, rencontre avec le peintre Bolivien Fernando Montes.  L’atelier est ouvert le dimanche après-midi aux visiteurs. Exposition à la galerie de l’université à Paris.

    1973 à 1975 – Nombreuses expositions en Angleterre et en France.

    1976 – Découverte de la forêt de Soignes à Bruxelles.

    1977 – Installation à Bruxelles. L’atelier est en ville sous les nuages. Papier, bois, terre, feuilles, plumes sont les matériaux désormais utilisés. C’est le voyage en « Arbonie ».

    1978-1980-1982 – Expositions galerie Alexandra Monett à Bruxelles. Un « Fragment de mémoire » a été déposé à Shanghai.

    1984 – Première exposition du « Cantique à la mémoire d’un arbre » à Tourinnes-la-Grosse, aujourd’hui au Musée d’Art Moderne de Bruxelles.

    1985 - Exposition « De l’animal et du végétal dans l’art belge contemporain », Atelier 340 Bruxelles.

    1986 – Rencontre avec Tchang-Tchong-Jen l’ami d’Hergé (Le lotus bleu) revenu à Bruxelles. Tchang fait son portrait dans son atelier de Nogent-sur-Marne. Dans une lettre datée du 21 juillet 1986, il lui écrit : « … à l’heure où l’on s’inquiète de façon universelle de la protection et de la survie de la forêt, vous présentez une œuvre qui porte ce sentiment ancien et profond que vous avez pour le bois et qui révèle de façon si touchante que vous êtes, à votre manière, un précurseur… ». Réalisation des décors pour la « Cantate à trois voix » de Paul Claudel pour le Nouveau Théâtre de Belgique. Exposition au festival de Patras en Grèce inaugurée par Melina Mercouri.

    1987 – L’espace Jephan de Villiers est créé pour deux ans par l’Autre Musée à Bruxelles.

    1988 – Conception de plusieurs scénographies autour de « La chambre des mémoires » et des « Bâtons du vent » pour la chorégraphe Michèle Swennen.

    1989 – Installation à Jolymont à Watermael-Boitsfort près de la forêt de Soignes.

    1991 – Exposition à l’Autre Musée à Bruxelles : « Mille et trois souffles d’écorce ou la dernière forêt en marche ». Danièle Gillemon écrit dans Le Soir : « La sculpture, c’est parfois beaucoup plus que la sculpture. Chez Jephan de Villiers qui assemble et construit des figures à partir de matériaux récoltés en forêt, la nostalgie des civilisations perdues est absolue comme sa fascination pour la vie sous l’écorce. De cette double attention est née l’utopie la plus surprenante et la plus poétique qui soit, chaque élément contribuant à animer une sorte de vie processionnaire dont émane une musique puissante et grave. »

    1992 – Exposition Caroline Corre à Paris. Première biennale internationale des arts de Dakar. Exposition Christian Dotremont - Jephan de Villiers au Château Malou à Bruxelles. Exposition « Des sculpteurs et des arbres », inauguration de la Fondation européenne de la sculpture, Parc Tournay-Solvay à Bruxelles.

    1993 – Exposition Wallonie-Bruxelles galerie Bab Rouah à Rabat avec Camille De Taeye, Christian Rolet et Alain Winance. Nombreuses expositions personnelles et collectives.

    1995 – Exposition « In vitro » avec Camille De Taeye à la Vénerie, Watermael-Boitsfort, Bruxelles. Création de la fondation Jephan de Villiers.

    1996 – Exposition « Outre terre » au Circa à Montréal. Exposition à la galerie Béatrice Soulié à Paris.

    1997 – Exposition « Civilisations imaginaires » au Musée de la Halle Saint-Pierre à Paris.  

    1998 – En juillet, il retrouve le sculpteur Costas Tsoclis et le peintre Valério Adami sur l’île de Tinos pour participer à la création de l’Académie cycladique pour l’Europe. Inauguration de la sculpture monumentale « Les âmes-oiseaux » à Bruxelles.

    1999 – Exposition à la galerie Roselyne Koener à Long Island. Exposition « Animal » au Musée Bourdel à Paris.

    2000 – Participation à l’exposition « Messagers de la terre » à l’espace d’art contemporain Rur’Art à Rouillé près de Poitiers. Participation à l’exposition « Histoire naturelle » au Musée national d’Histoire naturelle à Paris.

    2002 – Exposition rétrospective au Musée de la Halle Saint-Pierre à Paris.

    2004 – Inauguration des sculptures monumentales pour la station de métro Albert à Bruxelles. Exposition « Messagers de la terre » à l’espace d’art contemporain Rur’Art à Rouillé près de Poitiers. Exposition à la galerie Pierre Hallet. Exposition

    2005 – Inauguration de l’espace Jephan de Villiers à Mirambeau en Charente-Maritime.

    2007 – Exposition au Musée Denys Puech à Rodez. 2008 – Exposition « Voyage en Arbonie 1978-2008 » dans l’ancienne gare de Watermael à Bruxelles. Participation à l’exposition « C’est notre terre » à Bruxelles et à Varsovie. Exposition « Fragments de mémoire » au Château du Grand-Jardin, Joinville.

    2009 - Prix du Salon de mai à Paris. Participation à l’exposition « Les amis de L’œuf Sauvage » à l’Abbaye d’Auberive. Exposition à l’Abbaye Saint-Martin des aires à l’école des arts appliqués de Troyes.

    2010 – Exposition à la Galerie Béatrice Soulié à Paris et à la galerie 2016 à Bruxelles.

    2011 – Exposition à la Chapelle des Augustins du CRDP Poitiers. Exposition galerie Grand’Rue à Poitiers.

    2012 – Exposition à la scène nationale du Creusot. Exposition à l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue.

    2013 – Participation à l’exposition « L’Arbre qui ne meurt jamais » au Musée d’art contemporain du théâtre du Sablon à Neuilly. DUO avec Éric Fourez, Galerie MG Art, Zeebrugge en Belgique. « Les arches du silence », exposition au Musée d'archéologie la Sabline, Lussac-les-Châteaux. « Voyage du bord au monde », exposition à la Médiathèque de Mérignac, près de Bordeaux.

    2014 – Exposition Galerie Nicaise à Paris. Exposition Commanderie des Antonins à Saint-Marc- la -Lande.

    2015 – Exposition Galerie Béatrice Soulié, Paris. Exposition à l’Espace Bernard Noël, Laon. Exposition Galerie MG Art, Zeebrugge. Participation « Hey Act III » au Musée de la Halle Saint-Pierre à Paris 2016 – Exposition à la Galerie Grand'Rue, Poitiers. Participation à l’exposition « Équilibre, couleurs en matières » au Musée Denys Puech à Rodez.    

    2017 – « Les nomades du silence », exposition à la Prieuré de Cayac, Musée Georges de Sonneville, près de Bordeaux. Exposition « Jephan de Villiers, guetteur de mémoires des mondes oubliés » à l’espace d’art contemporain La Maison des douanes à Saint-Palais-sur-Mer. Exposition à La maison de la forêt à Montlieu-la-Garde. Participation à l’exposition «Caro/Jeunet » au Musée de la Halle Saint-Pierre à Paris. Participation à l’exposition « Opium » à l’espace d’art contemporain à l’Abbaye d’Auberive.

    2018 – Exposition « Le signe et la mémoire », Bibliothèque Wittockiana, Bruxelles. Exposition à la Galerie Marie Ange Boucher, Bruxelles. Participation à l’exposition « Exil et résistance » à l’espace d’art contemporain de l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue. Exposition collective Galerie Artset à Limoges.

    2019 – Exposition « Au travers du temps les arches du silence » à l’abbaye de Flaran, Valence-sur-Baïse. Exposition collective Galerie Artset, Limoges.

    2021 – Exposition à la Galerie Artset, Limoges.  

  • Caroline Lamarche

    Nouvelliste, romancière, autrice de pièces radiophoniques, de textes pour la scène et pour divers médias, Caroline Lamarche collabore également avec des dessinateurs, peintres, plasticiens et photographes. Lauréate de divers prix littéraires, elle a obtenu le Goncourt de la Nouvelle pour Nous sommes à la lisière, publié aux éditions Gallimard en 2019.